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HOURPES : historique industriel

Lors du développement industriel des 15ème et 16ème siècles, les maîtres de forges cherchèrent des emplacements correspondant à leurs besoins nouveaux : proximité de rivière navigable (pour le transport des minerais et des produits finis), présence d’un ruisseau (ry de la chapelle) pour alimenter la roue hydraulique de la forge, proximité de mines de fer et de forêts (ultérieurement de mines de charbon) procurant le combustible. Hourpes correspondait exactement à ces diverses conditions.

Le minerai de fer provenait entre autres de Ragnies près de Thuin.

La canalisation de la Sambre et le chemin de fer ont aidé au développement du site industriel d’Hourpes.

En 1891, la société des usines Bonnehill comprenait à Hourpes trois divisions : des fours à coke, un haut fourneau et un laminoir comprenant 6 fours.

Avant la guerre 1914-1918, les usines de Hourpes travaillaient à plein rendement.

Après l’armistice, Bonnehill reconstruisit les usines avec les dommages de guerre, mais un sabotage industriel organisé viendra contrecarrer tous ses efforts, et en 1928, il fut déclaré en faillite.

Les maisons ouvrières de l’époque (coron) sont toujours occupées.

Visite du Roi des Pays-Bas

Le 15 juin 1829, le Société « haut Fourneaux Forges et Fonderies N. Waroqué et Cie » de Hourpes accueille sa majesté Guillaume d’Orange, Roi des Pays-Bas. On frappe une médaille commémorative.

La société occupe 300 ouvriers.

Les écluses construites à Hourpes constitueront une innovation sans pareil. Elles étaient du point de vue technologique les premières véritables écluses perfectionnées ; elles avaient fait sensation à l’Exposition internationale de Bruxelles quelques mois auparavant.

La Sambre canalisée permet ainsi le passage de bateaux de 220 tonnes.

Sur la « Mallavée »  (panneau près de la station SNCB d’Hourpes)

Vers 1890, les deux corons sont construits. Celui du chemin des Bonniers, et l’autre qui longeait la Sambre au lieu-dit la « Mallavée ».

Le terme ne veut pas faire allusion, comme on pourrait le croire, à une personne « mal lavée », mais à une vieille légende, « l’homme au havet » (crochet), qui attire les enfants imprudents vers la rivière, ici la Sambre en l’occurrence.

N’ayez crainte, la Sambre est accueillante, bucolique, poissonneuse.

Bercez vous du regard et de la quiétude d’une vallée classée. Vous êtes dans la Vallée de la Paix (Aulne, en aval), et la Vallée de la Science (Lobbes, en amont).

Thomas Bonehill (1796-1858) : Ingénieur constructeur

En 1891 est formée à Marchienne la Société Anonyme des Usines Bonehill avec différents sièges d’exploitation dont celui de Hourpes. Une nouvelle usine est installée en ces lieux.

Thomas Bonehill lors d’un voyage en Bohême fut émerveillé à la vue d’un château ; il en fit construire une réplique à Hourpes avec conciergerie à gauche et écurie à droite. De magnifiques jardins agrémentaient le tout.

La cour de l’usine, un environnement paisible pour tous

 

Aujourd’hui, l’ensemble du quartier bâti semble surréaliste au milieu de cette nature luxuriante. Il est issu d’une architecture et d’un urbanisme non démocratique spécifique de la fin du XIXè siècle.

A cette époque, le « tireur de plan était volontiers au service des Princes et de la classe dominante ; il magnifiait souvent ceux-ci ».

Bien plus tard, d’autres ont aussi voulu imposer un espace de « non-vivre ensemble ».

Par le dialogue et des actions collectives, nous avons voulu garder un espace convivial, une intimité et un environnement exceptionnels. Ceux-ci auraient pu disparaître de par l’installation d’un dépôt permanent de boues de dragage.

L’ancienne gare d’Hourpes

En 1914, les propriétaires des usines d’Hourpes ne voulurent en aucune façon participer à l’effort de guerre. En représailles, les allemands bombardèrent les usines qui furent anéanties.

En 1919, Bonehill touche des dommages de guerre et crée une nouvelle usine entre son château et la gare.

Les usines comprennent : deux fours Martin modernes de 35 tonnes chacun, une batterie de 28 fours à coke, un train Blomming de 650 mm à deux cages, un train laminant de tôles de 1 à 6 mm, une centrale électrique avec 2 turbines à vapeur.

On peut produire 200 tonnes d’acier par jour et 80 tonnes de tôles formées toutes les 8 heures.

La gare d’Hourpes sera connue de tous les chefs gardes de cette ligne de trains et de bien d’autres, car pas mal de nouveaux promus au métier annonçaient « Buvette » aux voyageurs ; il est vrai que cette inscription était plus grande que le nom gare inscrit sur la façade.

Le dernier charbonnage à l’ouest de la Sambre

Après la première guerre mondiale, « Les Charbonnages de Fontaine l’Evêque » ont établi un siège d’extraction sur la rive droite de la Sambre. En 1926, ils atteignirent le charbon à 600 m de profondeur, mais il n’y avait que des poches de charbon, pas de veines importantes.

La mine était trop proche de la rivière ; des coups d’eau fréquents et la présence de grisou ont empêché un véritable essor économique à la société qui fermera ses portes en 1930.

Aujourd’hui, cette zone humide, véritable éponge vivante, régule les mouvements d’eau.

Historiquement, on appelait ce genre de prairie « une terre de fauche » propice au fauchage à la main et à la préservation du lit majeur de la rivière.

L’aulne, le bouleau, le charme, le merisier ont reconquis cette vallée.

De Landelies à Erquelinnes, de vieilles terres d’abbayes rythment le paysage.

L'association a pour but d'organiser des activités culturelles, sportives, sociales et autres.

Pour participer à nos activités, prendre contact avec le secrétaire du Hublot (071/216357) ou avec l'animateur en charge de l'activité.

Cotisation annuelle de 5 EUR.

Informations reprises sur les panneaux didactiques qui jalonnent le circuit de découverte dans la région d’Hourpes